L’arrestation concrétise
le complot contre Jésus et la trahison de Judas. A partir de cet
instant la dramatisation ira crescendo jusqu’au dénouement que constitue
la Crucifixion.
C’est un moment clef de la Passion
des évangélistes qui est présent dans tous les
grands calvaires historiés, au moins depuis le milieu du XVI°
siècle.
la scène se compose de deux
blocs de granit.
Judas,
éclairé par une lanterne pénètre à la
tête d’une troupe dans le jardin du Mont des
Oliviers qui s’ouvre par une arcade ornée d’une plante.
D’une main, il désigne Jésus
aux gardes venus pour l’arrêter ; de l’autre il serre la bourse aux
trente
deniers, prix de sa trahison (Matt. XXVII, 14-15.)
Au premier plan
deux apôtres sont endormis. L’un soucieux, tient fermement le pommeau de son
glaive. Deux soldats, casqués et en armure, s’emparent
de Jésus qui se livre sans résistance.
Le baiser de Judas est à peine esquissé
par le rapprochement des deux visages (Luc XXVI, 48). A leurs
pieds, un soldat allongé porte une main à sa tête.
Pierre qui vient de lui couper l’oreille, et s’apprête à
le terrasser, est retenu par Jésus :
« Ceux qui prennent
le glaive, périront par le glaive. » (Luc XXII, 51.)