Après sa mort, le Christ, un
bâton en main, contraint l’Enfer, à lui rendre les prisonniers
(Apoc.
I, 18 et 20- Matt. XXVII, 52 et suivants.)
L'Enfer est figurée
par la gueule d'une bête montueuse que gardent des diablotins. Cinq défunts, agenouillés,
les bras croisés sur la poitrine ou les mains jointes en prière,
se présentent pour être libérés de la mort éternelle. Les deux premiers que lèchent
encore des flammes, seraient Adam et Eve.
Cette imagerie de la torture par le feu est sans
doute inspirée par la Géhenne de l’Ancien Testament, ravin près de
Jérusalem, où les cadavres rongés de vers étaient brûlés (Is. 1 XVI.). Elle
fut accréditée par l’Apocalypse de Pierre, et l’Apocalypse de
Paul : écrits apocryphes du Nouveau Testament. Mais les évangiles ne parlent
pas explicitement de cet épisode.