"Forêt, haute maison des oiseaux bocagers !
Plus le cerf solitaire et les chevreuils légers
Ne paîtront sous ton ombre, et ta verte crinière
Plus du soleil d'été ne rompra la lumière."
"L’arbre était un grand navire ancré dans l’humus, et il luttait, toutes voiles dehors pour prendre enfin son essor. Un souffle tiède fit frémir les frondaisons. La feuille poumon de l’arbre, l’arbre poumon, et donc le vent de sa respiration, pensa Robinson. Il rêva de ses propres poumons, déployés au dehors, buisson de chair purpurine, polypier de corail vivant, avec ses membranes roses, des éponges muqueuses… "
Michel Tournier
Vendredi ou Les Limbes du Pacifique, Gallimard
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"Forêt, haute maison des oiseaux bocagers !
Plus le cerf solitaire et les chevreuils légers
Ne paîtront sous ton ombre, et ta verte crinière
Plus du soleil d'été ne rompra la lumière."
Ecrit par : bernard | 21.02.2007
"L’arbre était un grand navire ancré dans l’humus, et il luttait, toutes voiles dehors pour prendre enfin son essor. Un souffle tiède fit frémir les frondaisons. La feuille poumon de l’arbre, l’arbre poumon, et donc le vent de sa respiration, pensa Robinson. Il rêva de ses propres poumons, déployés au dehors, buisson de chair purpurine, polypier de corail vivant, avec ses membranes roses, des éponges muqueuses… "
Michel Tournier
Vendredi ou Les Limbes du Pacifique, Gallimard
Ecrit par : christian | 22.02.2007
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