La sassa pousse en terre et porte maints épines comme une bogue de châtaigne. Le fruit de la sassa est le sassa que les Anglais appellent pluding-bumble-dindle.
Il est rouge sous ses pluches et reluisant pour ce qu'il entretien et répare les fruits de la passion lors iceux sont vieux ou ont chu en mollesse, à cause qu'il met le corps en cuisson permanente par ses épices qui sont plus brûlantes que les ventées d'Afrique et fièvres du sabbat où besogne ses sorcières le diable par maintes de ses trufferies.
Dès que le corps de qui à manger de la sassa se prend à siffler par les naseaux ou la bouche, tant il est bouillant, il fait incontinent connaître qu'il est prêt aux ébats et étreintes d' amour. Ce que d'aucuns, ne savant point, en rebaffrent et sifflent tant et plus qu'il n'est que bains glacés et racines de nénufars pour éteindre leur chandelle et noyer leurs braises, si refroidis déjà ne sont.
Ceci nous démontre que, dans toutes choses, pour connaître la limite il est bon de mettre bésicles en son nez, ou son nez en bésicles; puis nous enseigne qu'il faut battre le fer tant qu'il est chaud (mais point trop); puis nous fait à scavoir qu'abus est père de déconvenue.