Petit carnassier de la taille d'un souriceau, le Quarognon, dépourvu de poils, à la peau d'un rose tendre veinée de pourpre est essentiellement charognard, même s'il ne dédaigne pas téter une vache ou gober un œuf.
Animal nocturne, vite envahissant, toujours sur le qui-vive, agitant sans cesse ses grandes oreilles, au moindre bruit, il pousse de longs cris stridents pour avertir ses congénères d'un danger imminent : la colonie, alors prise de panique, n'est plus qu'un hurlement d'effroi continu.
La tradition lui attribue le pouvoir de communiquer avec l'au-delà, sans doute en raison du parfum de moutarde qu'il répand et qui rappelle l'huile de cracraille des embaumeurs.
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"La première partie du traité contiendra la description de Carognus, de ses mœurs et coutumes, rimée de vers tiercets à la façon florentine. L'autre, qui fera mention d'une guerre menée contre ce peuple sera mêlée de prose épique et de rime alexandrine, et, pour ce que de la fin procède la dénomination, il sera intitulé :" la drôlerie de l'hospital Saint-Jean contenant quinze vingt manières de se débarrasser de Carognus"
Anonyme (1516)
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"Hélas ! les quarognons qui ont tant pullulé durant les mois de peste, s'attaquent désormais aux seins des accouchées dolentes et aux yeux des nourrissons débiles pour tromper leur faim. La nuit, un formidable vacarme éclate : des cris assourdissants, des hurlements à glacer les sangs vous arrachent du sommeil et vous plongent dans un cauchemar éveillé"
Jean Gruget (Médecin du roi.1690-1737)
Mémoire pour servir à l'histoire des établissements hospitaliers (1735)