De la taille d'un loir, ce rongeur se présente sous deux aspects: un diurne, l'autre nocturne. Si le jour la ramona est d'une teinte de crème fouettée, le crépuscule la voit se caraméliser à vue d'œil. Nuit venue, sous la lune, elle brille comme un bonbon.
A l'extrémité de sa queue, une touffe de poils "d'une mollesse qui fait pitié" (Diderot) indique à l'ornithologue son sexe, son âge et son état de santé.
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"Longtemps soupçonnée dans les campagnes d'hermaphroditisme, la ramona variable est avec le lièvre, le prêtre et la femme une des figures majeures de l'ambiguïté. Sa chair d'un goût de poisson d'eau douce, fondante lorsqu'elle est crue, devient filandreuse à la cuisson et craque sous la dent comme une corde de guitare."
Armandine Chailloux des Arnières de la Margerie (1881-1955)
Dictionnaire des symboles et de la gastronomie (1954)